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Sondage canadien relatif à l’homophobie

lundi 5 septembre 2005, par philzard

- À l’occasion de la première Journée nationale de lutte contre l’homophobie le 4 juin 2003, la Fondation Émergence, initiatrice de cette journée, a dévoilé les résultats d’un sondage Léger Marketing concernant la perception des Québécois et des Québécoises sur l’homophobie. L’étude a été réalisée au moyen d’entrevues téléphoniques effectuées entre le 23 et le 27 avril 2003. Sa marge d’erreurs est de ± 3,4 %, 19 fois sur 20.

- Malgré une importante évolution des mentalités, les baisers sur la bouche entre deux personnes de même sexe suscitent toujours un important malaise chez 60 % des personnes interrogées lorsqu’il s’agit de deux hommes, et 53 % dans le cas de deux femmes.

- On se souviendra de la campagne de promotion de la Journée nationale de lutte contre l’homophobie dont les affiches montrent deux jeunes mariées s’embrassant sur la bouche ainsi que deux joueurs de hockey posant le même geste amoureux. Le sondage Léger Marketing s’est intéressé à cette situation. Les personnes interrogées avaient à se positionner quant à leur perception du fait qu’un joueur de hockey homosexuel puisse faire partie d’une équipe professionnelle. Elles ont été 61 % à répondre qu’il serait mal accepté au sein de son équipe, alors que 29 % ont répondu qu’il serait bien accepté. 10 % ont refusé de répondre à cette question.

- Monsieur Laurent McCutcheon, président de la Fondation, a déclaré : « Nous ne sommes pas surpris des résultats du sondage Léger Marketing. Il permet d’affirmer, sur des bases incontestables, que l’homophobie demeure toujours présente et tenace dans la société québécoise. Une meilleure connaissance de l’homophobie est sans doute une arme efficace pour lui faire la lutte. Tous ne sont pas homophobes, et il ne s’agit surtout pas de taxer qui que ce soit de l’être. Toutefois, il faut que l’on prenne conscience de cette réalité et que l’on travaille à faire évoluer les mentalités ».

- Les personnes interrogées ont aussi été invitées à se prononcer sur d’autres questions. Elles sont :

- 54 % à croire qu’un homme hétérosexuel serait plutôt mal à l’aise de subir un examen général par un médecin homosexuel, contre 35 % dans les cas d’une femme hétérosexuelle en situation comparable avec une médecin lesbienne.

- 30 % à être mal à l’aise à l’idée qu’un garçon fréquentant une école du niveau primaire ou secondaire ait un enseignant homosexuel, contre 69 % qui se disent à l’aise avec l’idée. Dans le cas d’une fille, les résultats sont sensiblement les mêmes.

- majoritairement, à 68 % contre 27 %, les personnes interrogées disent n’avoir jamais été témoins d’attitudes hostiles envers les personnes homosexuelles.

- Il est par ailleurs intéressant de comparer certains résultats avec ceux obtenus auprès des organismes issus des communautés gaie et lesbienne. Un questionnaire a été adressé à plus d’une centaine d’entre eux. Les 62 répondants disent tous avoir été témoins de violence psychologique envers des personnes homosexuelles, alors que 51 % ont été témoins de violence physique. Dans des proportions comparables, elles disent connaître des victimes de ces actes homophobes. Monsieur McCutcheon explique ainsi cette différence de résultats. « Ils ne sont pas étonnants puisque les personnes concernées sont, au premier chef, sensibilisées et attentives à ces situations, ce qui n’est pas le cas des personnes qui ne sont pas directement touchées par la problématique ».

- En complément d’information, il importe de rappeler qu’en mars 2003, l’Association d’études canadiennes dévoilait le résultat d’une étude sur la tolérance des Canadiennes et des Canadiens menée par le groupe Environics. Les répondants devaient indiquer les principaux facteurs posant un problème pour la société canadienne. Selon leurs groupes d’âges, ils ont été de 72 % chez les jeunes à 56 % chez leurs aînés à considérer l’homophobie comme un problème de société.

- Le président de la Fondation Émergence s’est dit fort encouragé par l’évolution de la société québécoise, qui est sans doute l’une des plus tolérantes au monde. « Au cours des dernières années, des pas de géant ont été franchis. Il nous faut maintenant passer de la tolérance à l’acceptation des réalités homosexuelles. Une société capable de faire une place à chacun et à chacune ne peut qu’être une société gagnante ».

- Rappelons que la Fondation Émergence s’est donnée comme mission de travailler à l’inclusion des personnes homosexuelles dans la société. On trouvera les résultats complets du sondage sur le site Internet de la Journée nationale de lutte contre l’homophobie à l’adresse www.homophobie.org.

Source :http://www.alterheros.com/francais/...

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