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L’appel contre le sexisme de mai 2016 : qui sont-elles ?

mardi 17 mai 2016, par philzard

Le JDD nous rapporte que les 17 ministres qui ont signé la tribune publiée dimanche dans le JDD contre le sexisme ont toutes été témoins de près ou de loin les inégalités entre les hommes et les femmes. Certaines d’entre elles l’ont subi directement.

Roselyne Bachelot, ministre de l’Ecologie (2002-2004), de la Santé et des Sports (2007-2010) puis des Solidarités (2010-2012)

Pour elle, l’UMP (désormais Les Républicains) est un "parti de machos patentés". Roselyne Bachelot as toujours subi les attaques sexistes, visant ses choix vestimentaires ou son franc-parler. En 1982, quand elle démarre sa carrière politique, Roselyne Bachelot se retrouve pour la première fois à la tribune de l’Assemblée et entend un député de son camp lancer : "Tiens, c’est le concert des vagins !" Depuis, elle se bat sans cesse contre les dérapages des élus, mais aussi contre certains comportements de ses collègues féminines : "Nous sommes encore trop marquées par ce qu’on appelle la ’psychologie du harem’ où celle qui est choisie par le doigt du sultan l’est au détriment des autres", confiait-elle ainsi à Elle.

Michelle Demessine, secrétaire d’Etat au Tourisme (1997-2001)

Michelle Demessine, sénatrice communiste du Nord, a beaucoup travaillé sur les inégalités hommes-femmes, notamment au sein de l’Union des femmes françaises dans les années 70-80.

Cécile Duflot, ministre du Logement (2012-2014)

"Dans 95% des cas, les femmes qui parlent [de faits de harcèlement, NDLR] quittent leurs fonctions, elles démissionnent ou elles sont virées. Je me battrai pour les femmes de notre parti", a lancé vendredi Cécile Duflot suite à l’affaire Baupin. La responsable écologiste connaît bien le problème. La scène est connue : le 17 juillet 2012, alors qu’elle répond à une question de l’opposition au Palais Bourbon, la ministre est huée par une partie des députés - masculins - de droite, sa robe à motifs bleus émoustillant la gent masculine.

Aurélie Filippetti, ministre de la Culture (2012-2014)

"Les ministres font partie du milieu politique qui reste très machiste et phallocratique", commentait Aurélie Filippetti en mai 2014, quelques mois avant de quitter le gouvernement. Elle s’agaçait alors d’une nouvelle attaque sexiste qui visait Ségolène Royal. L’ancienne ministre de la Culture a d’ailleurs témoigné dans l’un des dossiers judiciaires concernant Dominique Strauss-Kahn. Dans l’affaire Tristane Banon, elle a ainsi constaté, selon des propos cités à l’époque par Le Figaro que l’ancien patron du FMI, avant que le scandale n’arrive, était "un personnage dangereux pour les femmes".

Elisabeth Guigou, garde des Sceaux (1997-2000) puis de l’Emploi (2000-2002)

En 1997, Elisabeth Guigou publie Etre femme en politique. Dans ce plaidoyer pour une parité sexuelle chez les élus, elle liste les anecdotes dont elle a été la victime avant de devenir ministre : "Par exemple, un matin, j’ai vu mes affiches de campagne [lors des cantonales de 1994, Ndlr] barrées d’un large bandeau proclamant : 3615 TONTON." Une référence, explique-t-elle, aux adresses de minitel rose de l’époque. Son passage place Vendôme ne lui a pas évité d’autres attaques. Encore récemment, en juin 2012, elle était candidate au Perchoir de l’Assemblée. L’un de ses concurrents, Jean Glavany, lui a alors lancé : "L’adéquation d’un homme pour le poste, cela ne se mesure pas à la longueur des cheveux ou de la jupe."

Chantal Jouanno, secrétaire d’Etat à l’Ecologie (2009-2010) puis ministre des Sports (2010-2011)

"En matière d’attaques sexistes, j’ai été gâtée !" Interrogée par Marie Claire en mars 2015, la centriste Chantal Jouanno raconte avoir subi. Elle a notamment été marquée par "la rumeur d’une relation avec l’ancien Président de la République Nicolas Sarkozy qui signifiait clairement que j’en étais arrivée là parce que…" Le sexisme dans son milieu ? Elle le résume en une formule bien à elle : "En politique, on aime bien l’image des femmes, mais pas le son."

Voir en ligne : Article complet du JDD

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