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Etudier les chemins de l’intolérance

vendredi 20 janvier 2017, par philzard

1-Et vous qui êtes-vous ?

L’identité est ce qui nous permet de nous distinguer des autres. D’être ce que nous sommes, avec nos langues, nos croyances, nos passions... Chacun d’entre nous se considère comme "normal". Pourtant chacune de ces caractéristiques ou la combinaison de certaines d’entre-elles nous font appartenir à une minorité. Une minorité qui peut être victime du mépris, de la discrimination, et de la persécution. Si l’on y songe un peu, on se rend compte que chacun d’entre nous est unique. En réalité, les gens "normaux" et les gens "étranges" n’existent pas. Nous sommes tous étranges. Nous sommes tous singuliers.

2-Qui sont-ils ?

La diversité est partout. Si on y réfléchit les gens que l’on voit dans la rue ou le métro nous paraissent étranges et aussi bizarres que nous mêmes. Chacun d’entre nous possède une identité composite faite d’éléments distincts et parfois contradictoires. Toutes ces personnes que chacun voit dans son entourage sont le produit d’expériences et de connaissances multiples. Chaque personne est la mémoire vivante d’une culture ou d’une histoire différente de la nôtre. (Tous ensemble nous rendons possible la cité de la diversité.)

3-Vous aussi, vous êtes différent...

Lorsque vous regardez les autres, ils vous paraissent différents. Lorsque les autres vous regardent vous leur semblez différent. Lorsque vous regardez quelqu’un, c’est un peu comme si vous lui donniez la vie. Mais vous aussi vous avez besoin d’être reconnu pour exister. En réalité, vous n’êtes pas seulement celui que vous croyez être. Vous êtes aussi tel que les autres vous voient.

4-On ne naît pas différent :

La diversité culturelle n’a pas de fondements génétiques. Certains croient que le code génétique détermine ce que nous sommes d’une manière ou d’une autre. Certains croient par exemple que l’on peut être homosexuel ou hétérosexuel pour des raisons génétiques. Ou que les noirs ont le sens du rythme. Ou que les femmes sont dotés d’une intuition particulière. Le fondement de toutes les doctrines racistes est de penser que certains groupes humains sont plus agressifs que d’autres, ou plus travailleurs ou davantage prédisposés au travail intellectuel ou plus pacifiques ou ouverts. En réalité, tout individu est le produit de son histoire personnelle, de son environnement social et de l’éducation reçue.

5- Sans cette diversité, il n’y a ni évolution, ni progrès.

La diversité est nécessaire. La diversité ethnique ressemble à la diversité biologique. La diversité au sein des groupes humains a la même fonction qu’au sein des espèces présentes dans la nature. Homogénéiser toutes les cultures et les ramener à une seule aurait les mêmes effets négatifs pour la société que la monoculture pour l’équilibre écologique. Sans diversité, il n’y aurait ni évolution dans la nature, ni progrès dans la société. Il n’existe qu’une seule race : la race humaine. Une race humaine génétiquement "pure" ne pourrait être obtenue qu’en laboratoire, comme lorsqu’on oblige une même souche de rats à se reproduire entre eux. (cf. Hitler et son projet aryen ) Les éléveurs de chiens de race ou chevaux pur sang peuvent qu’aspirer à créer des êtres à silhouette déterminée ou de grande rapidité par exemple. Cela ne constitue pas pour autant une race pure parce que le reste des facteurs génétiques peuvent varier considérablement.
— -> Les races pures n’existent pas. Cela n’empêche pas qu’il y ait des racistes !

6-Les stéréotypes sont une mystification

L’attribution de traits caractéristiques à des individus qui appartiennent à un même groupe humain est une nouvelle forme de racisme. Le racisme culturel n’est pas différent du racisme biologique. Suivant cette forme de racisme, les italiens ont la réputation d’être passionné, les juifs d’être avares, les gitans d’être voleurs, les anglais d’être flegmatiques, ou les allemands d’être austères. (et les homosexuels d’être des femellettes, parce que les femmes sont des "êtres inférieurs" ...) Si l’on confronte ces clichés là à la réalité, on s’aperçoit qu’ils ne s’appliquent qu’à une faible minorité. Leur unique fonction est d’empêcher la connaissance de l’Autre et de créer des peurs et des rejets absurdes.

7-La diversité est au coeur de notre identité : chacun est à la fois un et multiple. L’identité n’est pas déterminée par les gènes. Elle évolue, se transforme et se compose d’éléments apparemment contradictoires. Nous sommes ce que nous sommes mais jamais réductible à une seule formule. Nous ne faisons pas partie d’un groupe mais de plusieurs groupe. Il y a les groupes du sexe, de la pratique sexuelle, de la position sociale, du métier, des goûts, du mode de vie, etc...

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